Le Premier ministre confirme la relance du Campus Condorcet

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24 avr 2015
Catégorie : En Seine-Saint-Denis

Après avoir garanti le financement de la 1ère phase du Campus Condorcet à l’occasion du Comité Interministériel sur le Grand Paris le 14 avril dernier, le Premier ministre Manuel Valls annonce, dans un courrier qu’il vient de m’adresser aujourd’hui, la relance immédiate de la procédure de passation du contrat de partenariat du Campus Condorcet.

Les dossiers de demande d’offres finales vont désormais pouvoir être remis, permettant la signature rapide du contrat et, par conséquent, le début des travaux.

Je salue également la volonté du Premier ministre d’inscrire l’engagement de l’Etat dans la durée.

Il m’apprend en effet que ce sujet figurera à l’ordre du jour du Comité Interministériel sur le Grand Paris d’octobre prochain afin « de montrer la détermination du Gouvernement à faire avancer ce projet avec l’ensemble des partenaires locaux ».

Je remercie Manuel Valls pour son engagement à permettre, concrètement, de faire d’Aubervilliers et de la Seine-Saint-Denis le lieu d’accueil d’un campus des sciences humaines et sociales de niveau international.

 

Situation de M. Serge Atlaoui

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23 avr 2015
Catégorie : Dans les médias

La Cour suprême indonésienne a rejeté le recours formulé par Serge Atlaoui, condamné en 2007 à la peine capitale pour avoir travaillé dans un laboratoire clandestin de production d’ecstasy, près de Jakarta.

J’exprime ma vive inquiétude pour le sort de notre ressortissant, qui en outre a toujours nié avoir eu connaissance des activités du laboratoire dans lequel il travaillait, compte tenu des positions des autorités indonésiennes dans des dossiers similaires.

Six condamnés à mort pour trafic de drogue, parmi lesquels des ressortissants des Pays-Bas, du Brésil, de Malawi, du Vietnam et du Nigeria, ont déjà été exécutés en janvier dernier, soulevant une grande émotion dans les pays ayant aboli la peine de mort, notamment en Europe. Tous avaient formulé une demande de grâce.

Les autorités françaises ont engagé un dialogue et appelé le Président Joko Widodo à la clémence. Je soutiens toutes les initiatives qui pourraient éviter à Serge Atlaoui d’être exécuté et appuie la position de fermeté du Gouvernement.

La Commission des Affaires étrangères a publié un rapport d’information en février dernier sur l’Asie du Sud-Est, qui recommande de renforcer notre partenariat avec l’Indonésie. Cette orientation serait effectivement compromise si un ressortissant français était mis à mort.

Sans ingérer dans le fonctionnement du système judiciaire indonésien, ni nier la gravité du trafic de drogue, il est tristement regrettable que des condamnations à mort soient non seulement prononcées mais encore exécutées, alors même que l’Indonésie avait interrompu ses exécutions en 2008.

Au-delà d’une prise de position commune des États de l’Union européenne aujourd’hui, une action collective et résolue en faveur de l’abolition de la peine de mort est plus que jamais nécessaire.

Mon entretien avec Challenges à propos des naufrages en Méditerranée

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22 avr 2015
Catégorie : Dans les médias

Les propositions de la Commission Européenne vont-elles dans le bon sens ?

Oui. Dans l’immédiat il est important de renforcer les moyens de Frontex. Il est aussi nécessaire, comme le préconise la Commission, de recourir à la confiscation et la destruction des embarcations utilisées pour transporter les migrants, à l’image de ce que l’UE a fait avec l’opération Atalante contre la piraterie au large de côtes somaliennes. Grâce à cela la piraterie a pratiquement disparu dans cette région. Mais il faut aussi aller plus loin et faire de Frontex une véritable agence de l’immigration, en augmentant très fortement ses moyens financiers et juridiques. L’UE doit réellement se donner les moyens de faire face à ces scandales humanitaires.

Ne le faisait-elle pas suffisamment ?

L’UE s’est trop reposée sur les pays d’immigration de « première entrée », comme l’Italie et la Grèce. L’opération « Mare Nostrum » a par exemple été lancée et financée uniquement par l’Italie. C’était une véritable opération de surveillance et de sauvetage, bien plus vaste que la mission européenne « Triton » qui s’est cantonnée à la surveillance. Je plaide pour un « Mare Nostrum » européen. Il faut se rapprocher des côtes libyennes pour sauver ces gens de la mort. Mais pour cela l’UE doit aider davantage ces pays d’immigration.

Actuellement seuls cinq États (l’Italie, l’Allemagne, la France, la Suède et le Royaume-Uni) acceptent d’accorder l’asile politique aux migrants. Comment favoriser une meilleure répartition ?

C’est effectivement un gros souci. Ce problème de l’asile se pose depuis plus de 20 ans. Il y a une absence de coordination des politiques nationales. Cinq pays, c’est insuffisant au regard des drames que nous vivons. Certains États ne jouent pas le jeu. Les pays du Nord de l’Europe sont par exemple très réticents. Ils font face à une influence croissante des mouvements populistes. Il faut en tout cas qu’on arrête de détourner le regard de ces drames.

Le Premier ministre australien Tony Abbott a conseillé mardi à l’Union européenne de suivre l’exemple de son pays et de refouler tous les migrants arrivés par la mer…

C’est extrêmement choquant. C’est se défausser de ses responsabilités et c’est en plus contraire à la Convention de Genève relative au statut des réfugiés. Les réactions diplomatiques n’ont à mon sens pas été assez vives à ce sujet.

Comment l’UE doit-elle agir en Libye, pays en plein en chaos d’où partent les migrants ?

Là encore il faut souligner que la politique extérieure européenne est insuffisante. La France qui intervient dans plusieurs pays d’Afrique ne peut pas tout faire. Mais ce n’est pas qu’un problème européen. Il faut aussi impliquer les États-Unis, l’Australie, qui ont approuvé la guerre d’Irak en 2003, qui est à l’origine de la quasi-totalité du chaos actuel au Moyen-Orient. L’action que mène Bernardino León au nom des Nations-Unies est extrêmement positive. J’espère qu’elle débouchera sur la formation d’un gouvernement d’union nationale. Certains estiment qu’une fois ce gouvernement installé, il faudra que l’ONU prolonge son intervention par une action de reconstruction de l’État. Pourquoi pas mais à condition que les autorités gouvernementales libyennes l’acceptent.

Justement, certains spécialistes accusent Daech de contrôler une grande partie de ce trafic de migrants. L’Italie a par exemple affirmé être prête à combattre l’État islamique en Libye au sein d’une coalition internationale.

Il faut surtout former les armées africaines. C’est aux pays africains de se battre même si nous pouvons les aider militairement. Mais c’est une question centrale. Plus de 1.750 migrants ont péri en Méditerranée depuis le début de l’année, soit 30 fois plus que durant la même période de 2014. L’expansion de Daech, qui profite du chaos en Libye, explique principalement cela.

Les pays européens ont-ils pris conscience assez tôt du danger que fait peser l’État islamique au Maghreb ?

Il y a une prise de conscience du danger mais cela prend du temps. Les actes ne sont pour l’instant pas à la hauteur de la gravité de la menace. On doit accompagner davantage l’Union africaine. L’Allemagne et la France font beaucoup mais ce n’est pas le cas de tous. Dans le cadre de la lutte contre Boko Haram par exemple, nous souhaitons que les Britanniques fassent davantage auprès des Nigérians, avec qui ils ont des liens historiques.

Propos recueillis par Antoine Izambard pour Challenges.

Rapport de la mission d’information sur la stabilité et le développement de l’Afrique francophone

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22 avr 2015
Catégorie : A l'Assemblée

Le Canard Enchainé, dans son édition de mercredi, se fait l’écho de propos qui donnent un éclairage inexact des débats de la commission des Affaires étrangères lors de l’examen, le mercredi 15 avril, du rapport de la mission d’information sur la stabilité et le développement de l’Afrique francophone.

Comme en témoignera le compte rendu de cette réunion, j’ai salué la qualité du travail effectué par les membres de la mission et tout particulièrement par son président et son rapporteur, Jean-Claude Guibal et Philippe Baumel.

Ce rapport aborde des questions cruciales avec la franchise et la rigueur qu’il convient d’adopter et je partage nombre de ses constats sur la situation de l’Afrique, même si sa tonalité demeure trop pessimiste à mon sens. Comme d’autres collègues, j’ai aussi exprimé quelques réserves sur certaines formulations à propos de la politique africaine de la France et estimé en particulier que la commission des Affaires étrangères devait avoir, à propos de la vie démocratique des États africains, un discours sans complaisance, mais mesuré.

Il m’a semblé de bonne méthode de reporter la décision de publier ce rapport afin que le rapporteur puisse éventuellement l’enrichir et le préciser à la lumière des remarques qui ont été formulées au cours de cette réunion et que les députés prennent leur décision en pleine connaissance de cause.

Enseignement supérieur : l’Etat confirme le financement de la 1ère phase du Campus Condorcet

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15 avr 2015
Catégorie : En Seine-Saint-Denis

Le Premier ministre Manuel Valls vient de confirmer hier, à l’occasion d’un Comité Interministériel sur le Grand Paris, le financement de la première phase du Campus Condorcet.
Par cette décision, l’Etat approuve les modalités de financement et, surtout, réaffirme son ambition pour un équipement de visibilité internationale en matière de sciences humaines à Aubervilliers.
C’est une bonne décision pour Aubervilliers. C’est une bonne décision pour la Seine-Saint-Denis.
Et c’est bien évidemment une excellente nouvelle pour les dix universités et organismes de recherche en sciences sociales engagés dans ce projet.
Cette décision était attendue depuis plusieurs mois.
Car si le Gouvernement avait déjà annoncé une dotation de 450M€ dans le cadre du plan campus, et qu’il existe un accord global pour la réalisation de ce projet, signée par toutes les parties, la procédure de sélection d’un groupement chargé de réaliser les travaux restait dans l’attente de cette confirmation.
Dès la mi-janvier, j’ai écrit au Premier ministre pour l’alerter sur la nécessité d’accélérer la procédure et de préciser l’engagement de l’Etat. Je suis intervenue à plusieurs reprises afin de faciliter cette décision.
Hier, le Premier ministre nous a entendus.
Ce matin, je me suis entretenue avec Jean-Claude Waquet, le Président du Campus Condorcet, afin de faire le point sur la procédure engagée dans le cadre du partenariat public privé.
Les travaux devraient reprendre début 2016, pour une livraison prévue au printemps 2019.
A terme, c’est près de 18 000 étudiants et chercheurs qui seront accueillis sur un site de 7,5 hectares sur les sites d’Aubervilliers et de la porte de la Chapelle à Paris.

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  • rach: j’appressie beaucoup votre exellent parcour.BONNE CHANCE POUR LA SUITE.JE VOUS SOUHETE UNE EXELLENTE...
  • Le che 29: madame ce soutien démontre votre grandeur en politique et vous rend digne de présider L’AN , malgré...
  • roch bellissimo: Chapeau à toi mme guigou car le changement a besoin de la majorité et du rassemblement !
  • Thierry: Le résultat obtenu par la candidate Élisabeth Guigou au premier tour des législatives 2012, dimanche...
  • Juandimarco: Je vais voter pour vous. Je soutiens le programme du gouvernement de M. Hollande. Je suis confiant....