9 mesures pour l’école : un signal fort pour la Seine-Saint-Denis

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19 nov 2014
Catégorie : En Seine-Saint-Denis

Depuis de nombreuses semaines, j’ai eu l’occasion de rencontrer à Pantin comme à Aubervilliers les parents, les enseignants et les élus sur les difficultés de l’école en Seine-Saint-Denis. J’ai remonté ces informations et interrogé le gouvernement sur cette situation. Le plan triennal pour la réussite de l’école en Seine-Saint-Denis, annoncé hier par Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Education nationale, constitue à travers ses 9 mesures une réponse à la hauteur des enjeux de notre département. C’est un signal fort pour les parents comme pour les enseignants.

L’amélioration de l’encadrement des élèves, des conditions d’enseignement et la concentration des moyens sur les établissements les plus en difficulté étaient essentiels pour améliorer l’accueil de nos enfants dans les écoles de notre territoire. Le plan annoncé hier constitue une véritable avancée, dans un contexte budgétaire pourtant difficile.

La création de 500 postes de professeurs des écoles en trois ans, l’augmentation significative du nombre de places au concours 2015 et l’ouverture d’un concours supplémentaire pour les contractuels sont essentielles pour répondre au manque d’enseignants sur le département.

Je veux insister sur les mesures spécifiques aux contractuels. D’abord pour  mieux les former, les accompagner dans leur mission, mais aussi pour les encourager, à travers un concours spécifique, à devenir enseignants.

Elles amélioreront l’encadrement des enfants avec des classes moins nombreuses et encourageront l’entrée à l’école maternelle avant l’âge de trois ans. Les remplacements d’enseignants absents seront plus rapides et permettront une plus grande continuité de l’enseignement.

Toutes ces mesures s’inscrivent dans le cadre de la réforme de l’Education prioritaire, qui sera mise en place de façon intégrale à la rentrée 2015 et concernera un plus grand nombre d’établissements en Seine-Saint-Denis. Même s’il reste beaucoup à faire, cette augmentation constitue une avancée qu’il faut souligner et dont je me réjouis.

Mon interview à Libération : «La solution à deux Etats reste la plus grande chance de paix»

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19 nov 2014
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Pourquoi cette résolution ?

La situation actuelle de complet blocage des négociations entre Israéliens et Palestiniens est extrêmement dangereuse. Les récentes flambées de violences à Jérusalem en témoignent. La colonisation se poursuit avec le risque qu’il ne puisse y avoir d’Etat palestinien viable, voire pas d’Etat palestinien du tout, en raison du risque de coupure entre Jérusalem-Est et le reste du territoire palestinien. Or la solution à deux Etats reste notre plus grande chance d’aboutir à la paix. La reconnaissance par la France de l’Etat palestinien serait un signal fort de notre attachement à la mise en œuvre urgente de cette solution. C’est ce que nous voulons dire avec cette initiative parlementaire, qui doit inciter à une reprise des négociations de paix et les deux parties à se revoir. Cette résolution est le fruit d’un travail collectif au sein du groupe socialiste, que j’ai coordonné à la demande de Bruno Le Roux. Au cours de ces dernières semaines, je me suis efforcée d’associer le maximum de parlementaires socialistes à l’élaboration d’un texte équilibré, qui se situe dans le sillage de la position de la France depuis plus de quarante ans. Nous insistons sur notre refus, partout, des discours de haine.

Quel sera l’effet ?

Nous tenons à souligner qu’il s’agit d’une initiative pour la paix qui s’appuie sur les aspirations des deux populations à vivre en paix et sécurité. Sous réserve de son dépôt et de la disponibilité du gouvernement, ce projet de résolution devrait être discuté en séance publique le 28 novembre. C’est une invitation à la reconnaissance de l’Etat palestinien mais ce n’est pas une injonction au gouvernement, ce que la Constitution n’autorise pas. Le gouvernement et le Président décideront ensuite de l’opportunité et du moment d’une telle reconnaissance. Mais je tiens à souligner que le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, s’il conserve sa liberté de manœuvre, a dit apprécier l’esprit dans lequel ce texte a été élaboré.

Que peut changer une telle reconnaissance ?

Nous nous appuyons sur des prises de position qui viennent de la société israélienne elle-même. Je pense à la pétition d’Elie Barnavi, signée par plus de 700 personnalités, dont un ex-président de la Knesset. L’ancien président Shimon Pérès a souligné l’urgence de ne plus se contenter de gérer le conflit mais de faire aboutir les négociations de paix. Dans le texte, nous insistons sur la nécessité d’une reconnaissance réciproque et simultanée de la Palestine par Israël mais aussi d’Israël par les Palestiniens. Nous espérons que cela incitera le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, à arrêter la colonisation pour permettre une relance des discussions. Mais nous espérons aussi que cela incitera le président palestinien, Mahmoud Abbas, à avoir une attitude constructive dans la préparation du texte de la résolution qu’il souhaite présenter au Conseil de sécurité des Nations unies.

Les autorités israéliennes affirment que de telles initiatives, avant l’aboutissement du processus de paix, ne peuvent que compliquer les choses. Qu’en pensez-vous ?

J’ai reçu de très nombreux messages de soutien d’Israéliens. Je vois d’autant moins ce qu’un tel geste de la part de Paris pourrait avoir de contre-productif car rien n’est pire que la situation actuelle de blocage et de recrudescence des violences. Le texte de cette résolution rappelle les paramètres fondamentaux : la reconnaissance réciproque, les garanties de sécurité pour Israël, la renonciation à la violence. Nous rappelons aussi que les négociations doivent se dérouler sur la base des frontières de 1967, avec Jérusalem pour capitale des deux Etats. L’emploi de cette formule est une façon de rappeler qu’il ne nous appartient pas de dicter les termes de la paix. C’est aux deux parties de s’entendre directement sur des échanges de territoires ainsi que sur la délicate question des réfugiés.

L’Union européenne a-t-elle une opportunité d’action d’autant plus importante que l’administration Obama est à la peine sur ce dossier ?

L’Union européenne a été, hélas, silencieuse ces dernières années. Federica Mogherini, la nouvelle haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères, a montré que l’Europe voulait à nouveau être présente en effectuant un premier déplacement à Jérusalem, Ramallah et Gaza. Elle a tracé la bonne perspective en évoquant son espoir d’une reconnaissance de l’Etat palestinien avant la fin de son mandat. L’Europe ne peut se substituer aux Américains, notamment en matière de garantie de sécurité à Israël. Mais elle a évidemment un rôle à jouer d’autant qu’elle est le premier donateur en soutien à l’Autorité palestinienne. Nous ne pouvons pas nous contenter de financer la reconstruction de Gaza tous les cinq ans. Nous devons utiliser notre poids économique pour peser sur les deux parties.

Reconnaissance de la Palestine : une résolution pour la Paix

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13 nov 2014
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Interview publiée dans Le Monde.fr du 13.11.2014 – Propos recueillis par Hélène Sallon

Quelle est l’initiative à l’origine de ce projet de résolution ?

Elisabeth Guigou: Elle est née de l’interrogation de députés socialistes de la commission des affaires étrangères face à la recrudescence des violences, au blocage total des négociations de paix et à la proposition de résolution palestinienne au Conseil de sécurité des Nations unies. Cette préoccupation est revenue avec insistance dans le contexte de vote au Parlement britannique et de la décision suédoise par décret.

Le blocage total des négociations sert de prétexte aux violences extrémistes. La poursuite de la colonisation israélienne menace la viabilité de l’Etat palestinien et le principe même de son existence. Notre démarche se situe dans la droite ligne de la position historique et équilibrée de laFrance, depuis l’appel lancé par le président François Mitterrand aux Israéliens à la tribune de la Knesset, en 1982, d’accepter la création d’un Etat palestinien assortie de garanties pour la sécurité d’Israël.

Quels sont les principes inscrits dans ce projet de résolution ?

Nous souhaitons d’abord agir pour la paix et non pas contre Israël. Nous nous appuyons d’ailleurs sur les appels de plus en plus fréquents de citoyens israéliens. Voyez la pétition signée par 700 personnalités, dont l’ancien ambassadeur d’Israël en France, Eli Barnavi, et l’ancien président de la Knesset, Avraham Burg. Ecoutez les propos tenus récemment par l’ancien président israélien Shimon Pérès qui a appelé, avec force, le gouvernement de son pays à ne plus se contenter de gérer le conflit et à reprendre les négociations de paix.

La voie de la paix, nous le savons depuis les accords d’Oslo de 1993, c’est deux Etats dans les frontières de 1967 avec la reconnaissance d’un Etat palestinien, mais aussi les garanties de sécurité données à Israël et la renonciation de la violence des deux côtés. L’impasse des négociations affecte dangereusement les deux parties et la stabilité dans la région. Nous avons conscience que ce n’est facile ni pour les dirigeants israéliens ni pour les dirigeants palestiniens, mais le statu quo est intenable et dangereux.

Nous tenons compte du contexte très difficile marqué par une recrudescence des violences avec, de part et d’autre, les extrêmes qui se déchaînent. Nous condamnons ces violences d’où qu’elles viennent, ainsi que les expressions de haine, y compris chez nous. Il y a eu ces derniers mois de terribles déchaînements d’antisémitisme que nous condamnons avec force. Nous avons voulu aussi exprimer notre attachement à la position de la France qui a toujours manifesté son amitié pour les deux peuples et l’équilibre entre les exigences des uns et des autres. Nous invoquons la reconnaissance réciproque des deux Etats.

Votre démarche, tout comme le projet de résolution du président palestinien Mahmoud Abbas auprès du Conseil de sécurité des Nations unies, est dénoncée par le gouvernement israélien comme unilatérale et « contre-productive » pour une solution négociée.

Nous soutenons l’idée et le principe d’une résolution palestinienne devant le Conseil de sécurité. En même temps, il faut que ce soit le résultat d’un consensus. Nous ne souhaitons pas que le texte de la résolution de Mahmoud Abbas s’expose à un veto, des Etats-Unis par exemple. Nous essayons d’apporter notre contribution et nous appuyons la démarche de notre diplomatie pour qu’il puisse y avoir un consensus autour de cette résolution, qui vise à consolider les paramètres bien connus de la négociation, à fixer une date butoir et à se placer dans la perspective d’une conférence internationale, souhaitée par la France.

Quel peut-être l’effet de cette résolution ?

Il ne s’agit pas de voter une résolution pour se donner bonne conscience. Les députés qui signeront ce texte pensent pouvoir apporter une contribution modeste à la relance des négociations, dans le but d’aboutir à la paix. Est-ce que ce sera le cas ? Il est évident qu’il y a des arguments contraires. Je crois, tout de même, que cela s’inscrit dans un mouvement et intervient à un moment crucial où les choses peuvent basculer. Nous espérons que notre texte puisse participer d’un mouvement plus large pour amener le gouvernement israélien à accepter de rouvrir les négociations de paix.

J’espère que la diplomatie française prendra le leadership, mais c’est au gouvernement de savoir comment et quand il souhaite agir pour obtenir une reconnaissance internationale de l’Etat palestinien. Nous ne voulons pas gêner notre diplomatie, le gouvernement et le président dans leurs efforts pour y parvenir. Nous restons donc strictement dans le cadre constitutionnel qui est le nôtre d’une expression parlementaire qui invite le gouvernement, celui-ci restant libre de son choix. Il semble que le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, ait l’intention d’effectuer une nouvelle tentative de négociations. Il faut en tenir compte. S’il y arrive, tant mieux.

Cette démarche doit s’inscrire dans une dimension européenne. La France est l’un des pays les plus écoutés, mais ne peut être seule à s’engager. Les propos tenus par la haute représentante de l’Union européenne aux affaires étrangères, Federica Mogherini, sont encourageants car, depuis plusieurs années, on n’entendait plus l’Europe alors qu’elle est le premier donateur d’aides au territoire palestinien. Il faut qu’il y ait une amplification de ce mouvement parlementaire, que cela incite d’autres Parlements à s’interroger.

Vous avez rencontré, le 5 novembre, le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius. Soutient-il votre démarche ?

Laurent Fabius nous a indiqué qu’il appréciait notre initiative. Il nous a également rappelé des éléments de contexte : les violences extrémistes des deux côtés ; peut-être une nouvelle initiative de John Kerry ; et, le 24 novembre, l’échéance fixée pour les négociations nucléaires avec l’Iran. Il a souligné sa préoccupation de voir le processus bloqué durablement. J’ai compris que le ministre souhaitait que la proposition de M. Abbas puisse rencontrer une approbation large au sein du Conseil de sécurité. Le souhait de notre diplomatie semble être de pouvoir aider les Palestiniens à obtenir une résolution rappelant les paramètres et la nécessité d’aboutir, tout en les mettant en garde contre un texte qui pourrait faire l’objet d’un veto.

Quel soutien votre proposition recueille-t-elle parmi les députés ?

Le texte est le résultat d’un travail collectif interne au groupe socialiste que Bruno LeRoux m’a demandé de piloter. Il est en voie d’être finalisé, certainement d’ici la fin de la semaine. Il devrait rassembler le plus grand nombre de nos députés. A gauche et chez les Verts, c’est une position commune depuis bien longtemps. Certains députés ont des craintes, notamment sur la question de la réciprocité et de l’équilibre entre les parties, que nous affirmons dans le texte. Nous avons aussi veillé à ce que soient condamnées les expressions de haine et les violences des deux côtés. Je ne peux pas préjuger de l’attitude des membres de l’opposition. Nous aurons des discussions pour les informer de notre démarche et de son esprit, et les inviter à s’y associer.

Fermeture de l’appartement gérontologique des Quatre-saisons à Aubervilliers

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12 nov 2014
Catégorie : En Seine-Saint-Denis

Le 1er novembre dernier, j’ai appris la fermeture de l’appartement gérontologique des Quatre-saisons, qui avait ouvert en 1993 grâce à Jack Ralite. Ce lieu médicalisé, qui appartient à la mairie d’Aubervilliers, permettait à quinze séniors de pouvoir vivre en autonomie tout en bénéficiant des soins médicaux et de l’accompagnement personnel dont ils avaient besoin.

Je suis consciente de l’investissement important que représente pour la municipalité la remise aux normes de bâtiment. Je souhaite cependant qu’une solution soit trouvée afin de maintenir une offre d’accueil équivalente à Aubervilliers. Je me tiendrai aux côtés de la municipalité si elle souhaite engager la recherche d’une alternative.

Le maintien de l’offre de soins, qu’elle soit généraliste ou spécialisée, est un enjeu essentiel dans notre département. C’est à ce titre que j’ai soutenu le Centre municipal de santé d’Aubervilliers et que je suis mobilisée pour que la Clinique de la Roseraie maintienne son offre de soin.

Mobilisation pour le logement et les transports en Seine-Saint-Denis

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12 nov 2014
Catégorie : En Seine-Saint-Denis

L’objectif de construire 70 000 logements par an prévu dans la loi du Grand Paris en 2010 nous rappelle que la pénurie de logements est, avec la question de la mobilité, l’un des grands défis auxquels les pouvoirs publics doivent répondre sur notre territoire. Aujourd’hui, près de 86 400 demandes de logement social ne sont pas satisfaites en Seine-Saint-Denis.

Le Gouvernement a décidé le lancement d’un plan de mobilisation pour l’aménagement et le logement. Dans les 19 sites reconnus prioritaires, dont cinq ont déjà été identifiés, l’Etat pourra y délivrer les permis de construire pour accélérer les procédures. Situés sur les « Territoires de l’Ourcq », Aubervilliers et Pantin feront partie de ces secteurs prioritaires. Entre 5 000 et 8 000 logements devraient y être construits. Il s’agit d’une réalisation indispensable pour résorber la forte demande sur le département, notamment pour les logements sociaux.

Enfin, l’Etat s’engage pour les transports franciliens : la Région Île-de-France bénéficiera d’une recette complémentaire de 140 M€ par an tandis que le Contrat de Plan Etat-Région (CPER) permettra d’apporter des financements à hauteur de 1,4 milliards d’euros par an. Ces décisions concrétisent la rénovation et l’investissement du réseau de transports en commun sur notre territoire. Deux stations de la ligne 15 du Grand Paris Express desserviront Aubervilliers afin de faciliter les déplacements de banlieue à banlieue.

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  • rach: j’appressie beaucoup votre exellent parcour.BONNE CHANCE POUR LA SUITE.JE VOUS SOUHETE UNE EXELLENTE...
  • Le che 29: madame ce soutien démontre votre grandeur en politique et vous rend digne de présider L’AN , malgré...
  • roch bellissimo: Chapeau à toi mme guigou car le changement a besoin de la majorité et du rassemblement !
  • Thierry: Le résultat obtenu par la candidate Élisabeth Guigou au premier tour des législatives 2012, dimanche...
  • Juandimarco: Je vais voter pour vous. Je soutiens le programme du gouvernement de M. Hollande. Je suis confiant....